L’omnipotence du Kaiser

Crédit photo: Lagerfeld

Karl Lagerfeld n’est pas qu’un couturier renommé, c’est avant tout un label gage de qualité. Qu’il soutienne Zahia pour son défilé de lingerie certifié « haute-couture », qu’il démocratise la mode en créant une collection KARL sur Net-à-Porter ou qu’il devienne rédacteur en chef d’un numéro de Métro : si Karl aime, tout le monde aime.

Omnipotence ou omniprésence, le Kaiser s’approprie la scène médiatique pour étendre son pouvoir de jugement partout et sur tout, à tel point que la mention « Karl Lagerfeld est fan » fait de l’information une caution. Alors, si Karl est fan, je suis fan…

Comme à la maison

Rotin's Home: 10, rue des Pyramides 75001 Paris

Une scène entièrement blanche, un brunch, des mannequins qui dansent en bavardant, voilà ma première rencontre avec Alex Rotin. A l’époque, il faisait son premier défilé à Paris et on m’avait body painté le corps pour que la robe semble être un tatouage à même la peau. Son brief pour le show : amusez-vous ! Quatre ans après, il ouvre son concept store à deux rues de chez Colette, et à 34 ans réalise son rêve d’enfant.

Après avoir travaillé pendant 15 ans comme styliste/modéliste dans des Maisons de renom comme Chanel, Nina Ricci et Scherrer, Alex Rotin a lancé sa marque en propre il y a 6 ans et voit aujourd’hui dans le Rotin’s Home l’aboutissement de son travail. Pour l’ouverture de son concept en décembre dernier, je lui ai rendu visite pour boire un thé (manger des pâtisseries, j’avoue…) et lui poser quelques questions.

Spotted at Who’s Next

Laura Amstein

Si je trouve que le Who’s Next a changé depuis quelques saisons avec des défilés un peu moins délirants qu’avant, et cette année en particulier une disposition à s’y perdre toutes les 5 minutes (depuis qu’ils ont l’emprise sur toute la Porte de Versailles), je dois avouer que c’est toujours un salon où l’on peut découvrir de jeunes créateurs talentueux. J’aime y aller pour essayer de trouver une nouvelle marque que je pourrais adopter, une pièce qui viendrait s’ajouter à ma garde-robe ou tout simplement pour le plaisir.

A force de parcourir les allées pour essayer (en vain) de comprendre la logique de ce labyrinthe géant (et surtout me diriger vers le Champagne bar), certains créateurs ont attiré mon attention (me faisant oublier les bulles, c’est pour dire!) dont deux lauréats du concours Art Threads qui met en avant de jeunes talents sortis d’école.

Mes Doc’, c’est moi!

Elles me suivent depuis plus de 10 ans dans toutes mes périodes modesques, les meilleures comme les pires! C’est un peu la pièce la plus ancienne et caractéristique de mon dressing.

Achetées au collège (eh oui, je faisais déjà un 41 en sixième… pas cool!), trimbalées dans un carton de déménagement de Marseille à Paris, abandonnées un temps dans une cave et ressorties il y a quelques années, elles sont la preuve que la mode c’est aussi une histoire personnelle.

Considérées par certains comme totalement ringardes, par d’autres comme complètement mode, je finis par les porter toutes les semaines, partout et en toutes circonstances: le jour où j’ai passé mon oral de fin d’études, lors de mon dernier entretien pour mon job actuel et j’ai même réussi à les faire défiler à l’époque où je faisais du mannequinat!

Bref, elles sont toujours là, et mes doc’ c’est moi!